Dinaux, Arthur, de la Société royale des antiquaires de France
Notice sur Antoine Watteau de Valenciennes
Liste des ouvrages

Antoine Watteau
Dumont, Léon
Lemaitre, libraire-éditeur, Valenciennes, 1866.
In-8, broché, 47 pp.
Conférence publique faite à Valenciennes au profit de la société de bienfaisance des Incas.
Rare.
Bon état.
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En 1877, la Revue philosophique de la France et de l'étranger consacrait un article nécrologique à Léon Dumont (1877, 2è année, tome III, pp. 612-613) : "Léon Dumont naquit à Valenciennes en 1837, et il vient de mourir, dans toute la force de son talent, à Saint-Saulve, près de Valenciennes, le 17 janvier 1877. Il fit ses études au collège de sa ville natale, où il eut pour professeur de philosophie un homme modeste, mais instruit, M. Mathoré, qui s'inspirait des grands philosophes écossais, plutôt que de l'école éclectique de Cousin. [...] C'est en s'initiant au mouvement intellectuel de l'Allemagne qu'il donna une nouvelle direction à ses idées et entra de plain-pied dans une sphère toute nouvelle, celle de la philosophie transformiste. Il eut pour guide dans ses premières études le professeur d'allemand du collège de Valenciennes, aujourd'hui professeur à la faculté des lettres de Caen, Alexandre Büchner, frère du célèbre philosophe matérialiste de Darmstadt. M. A. Büchner est resté pour lui jusqu'à ses derniers jours un ami intime et dévoué ; il l'a accompagné dans plusieurs voyages, notamment en Allemagne, en Hollande et en Espagne. C'est avec lui que Léon Dumont a publié son premier livre, la traduction de la Poétique ou Introduction à l'Esthétique de Jean-Paul Richter, précédée d'un essai sur Jean-Paul (2 vol. in-8, Paris, Durand)
"Léon Dumont avait alors 24 ans. Bien que la philosophie sérieuse l'attirait déjà, elle ne le fixait point encore ; il était toujours dominé par les études littéraires ou plutôt artistiques, qui lui inspirèrent en 1864 une étude sur L'Origine et le développement de la poésie grecque. Pour lui, en effet, la poésie était le premier des beaux-arts. Ceux-ci et au premier rang la peinture lui plaisaient ; la philosophie ne les lui fit jamais oublier complètement. Mais il les jugeait plutôt en esthéticien qu'en artiste.
"Ce point de vue domine d'une manière très frappante dans son article sur Kaulbach et l'Ecole réaliste en Allemagne, le seul qu'il ait donné à la Revue des Deux-Mondes (1er avril 1865.) Il cherchait à y montrer que l'opposition du beau et du sublime, si connue en poèsie, se retrouvait également en peinture : théorie nouvelle, il l'apprit à ses dépens, car le directeur de la Revue des Deux-Mondes lui signifia qu'une toile ne pouvait être sublime que par impropriété de langage, et pour voir paraître son article, Léon Dumont dut se résigner à nomme très-beaux les tableaux qu'il démontrait ne pas l'être du tout. Le génie de Kaulbach exerçait, du reste, une véritable attraction sur Dumont, car il y revint encore, il y a deux ans, dans la Revue politique et littéraire. En 1866, il avait publié dans la même Revue, une conférence sur Antoine Watteau, le grand peintre valenciennois, dont le caractère si original et si puissant, n'a jamais été bien défini."
"Léon Dumont avait alors 24 ans. Bien que la philosophie sérieuse l'attirait déjà, elle ne le fixait point encore ; il était toujours dominé par les études littéraires ou plutôt artistiques, qui lui inspirèrent en 1864 une étude sur L'Origine et le développement de la poésie grecque. Pour lui, en effet, la poésie était le premier des beaux-arts. Ceux-ci et au premier rang la peinture lui plaisaient ; la philosophie ne les lui fit jamais oublier complètement. Mais il les jugeait plutôt en esthéticien qu'en artiste.
"Ce point de vue domine d'une manière très frappante dans son article sur Kaulbach et l'Ecole réaliste en Allemagne, le seul qu'il ait donné à la Revue des Deux-Mondes (1er avril 1865.) Il cherchait à y montrer que l'opposition du beau et du sublime, si connue en poèsie, se retrouvait également en peinture : théorie nouvelle, il l'apprit à ses dépens, car le directeur de la Revue des Deux-Mondes lui signifia qu'une toile ne pouvait être sublime que par impropriété de langage, et pour voir paraître son article, Léon Dumont dut se résigner à nomme très-beaux les tableaux qu'il démontrait ne pas l'être du tout. Le génie de Kaulbach exerçait, du reste, une véritable attraction sur Dumont, car il y revint encore, il y a deux ans, dans la Revue politique et littéraire. En 1866, il avait publié dans la même Revue, une conférence sur Antoine Watteau, le grand peintre valenciennois, dont le caractère si original et si puissant, n'a jamais été bien défini."
