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Landowski - La main et l'esprit
Romains, Jules, de l'Académie française


La bibliothèque des arts, Paris, 1961.


In-4, pleine toile éditeur de couleur beige, 105 pp.
Avec un envoi autographe signé de Jules Romains en page de faux-titre.
Un des 1100 exemplaires imprimés sur vélin blanc après 10 exemplaires nominatifs et 90 exemplaires sous étui de luxe ; cet exemplaire porte le n° 940.
Avec 56 planches en noir et blanc en hors-texte, photographies de Pierre Berdoy, et 9 dessins en noir et blancs in texte.
Bon état. Toile très légèrement salie.


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Landowski, la main et l'esprit par J. Romains - Planches - Note sur Paul Landowski (1875-1961) par Gérard Caillet - Table des planches.


Créateur de l'unanimisme, Jules Romains décelait dans le "très haut pouvoir représentatif" de la sculpture les raisons de sa "grandiose" destination sociale. Paul Landowski, qui mourut avant la publication de cet essai, incarnait d'autant plus aux yeux de Romains cette faculté d'associer à  "l'impression de la beauté , le choc du sublime" que son oeuvre, étrangère "à l'intimité d'une galerie, d'une collection privée", était vouée à la place publique et au "contact quotidien de la foule."


Les sculptures, selon le point de vue de l'auteur des Hommes de bonne volonté, n'existent réellement que dans la mesure où elles possèdent, à l'égard de leur époque, le pouvoir d'en exprimer avec force "les tendances, les aspirations, l'idéal ; parfois aussi les désenchantements, les angoisses, les terreurs."  Romains interprétait ainsi la non réalisation du Temple de l'Homme comme un symptôme moral de son temps, rien moins :  "Je ne crains pas de dire que c'est un des regrets principaux que laissera en héritage cette époque - à laquelle n'ont pourtant manqué ni les déceptions, ni les faillites, ni les écroulements. Si le Temple de Landowski était actuellement debout, conforme à sa conception première, beaucoup de choses seraient pardonnées à notre temps [...] Le Temple de l'Homme, lui, eût été, authentiquement, ce que les Anciens appelaient une des "merveilles du monde". Que l'avenir nous pardonne! (S'il ya a un avenir)."

On sera moins confondu par la démesure de ce jugement mélancolique, si l'on se rappelle que Jules Romains assimilait dans ce même écrit l'art moderne à une "terrible maladie".
 

 



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