Ibsen, henrik
Jean-Gabriel Borkman
drame en quatre actes

La dame de la mer
Pièce en cinq actes
Ibsen, henrik
Librairie académique Perrin et Cie, Paris, 1921.
In-12, broché, xvii-227 pp.
Traduction et préface de M. Prozor.
Mention de deuxième édition.
Bon état d'occasion. Légères marques du temps.
Préface de la première édition, par les traducteurs - La dame de la mer - Un ennemi du peuple - Table.
"(...) malgré sa préoccupation sincère de peindre la vie telle qu'elle est, il met en scène, à côté de personnages très vivants et d'une réalité surprenante, des êtres qui paraissent appartenir à un autre monde et parlent un langage mystique, symbolique, plein de sous-entendus.
"Ceux-là sont les apôtres des idées d'Ibsen.
"De ce mode d'exposition, de cette rencontre de personnalités réelles et de personnalités symboliques résulte tout d'abord une sorte d'obscurité. Il semble qu'un voile de brume s'élève entre les spectateurs et le drame joué.
"(...) Ibsen, en effet, ne cherche pas seulement à nous révéler les malheurs sociaux ; il tient à nous en montrer nettement les causes, et c'est pourquoi, après avoir exposé la situation, il laisse ses personnages suivre la pente de leurs idées.
"La thèse principale qu'il soutient dans toutes ses oeuvres peut être définie : la thèse de la vérité absolue ; - il y a toujours un personnage qui fait cette "revendication idéale", suivant l'expression d'Ibsen lui-même dans le Canard sauvage, et c'est ce personnage qui produit la catastrophe en voulant répandre ses théories dans la société et les mettre en action, coûte que coûte, cette action dût-elle même entraîner avec elle les plus impitoyables conséquences.
"Dans la Dame de la mer, Henrik Ibsen a voulu définir le mot liberté, et démontrer qu'il faut laisser l'être humain discuter avec lui-même en face des tentations de la vie et de son imagination, afin qu'il supporte seul la responsabilité de ses actes.
"Ellida, celle qui est surnommée "la dame de la mer", est une créature névrosée, hystérique, qui, depuis son mariage avec le docteur Wangel, regrette la mer au bord de laquelle elle est née, elle a vécu, elle a aimé -ou du moins croit avoir aimé.
"En effet, longtemps avant son mariage, elle s'est fiancée avec un marin, personnage symbolique représentant la liberté individuelle."